Quelques longueurs, Jean-Jacques Dumont

"Le dernier barreau / the last rung", 2010 Échelle en aluminium perforé, 3,96 x 0,40m Photographie O.-H. Dancy

Le dernier Barreau est une échelle de chantier de prés de quatre mètres, en aluminium, perforée par des milliers de trous.
Elle a totalement perdu sa fonction et ses perforations répétées produisent une vibration.
Seul le dernier barreau, le quatorzième, est resté intact mais impossible de l’atteindre.
Cette “sculpture“ apparaît comme une évocation de la condition humaine nous renvoyant aux sommets à gravir mais elle questionne aussi la nature matérielle et la pérennité de l’œuvre d’art. La manipulation répétée d’une perceuse avec des mèches de différentes tailles modifie totalement la fonction et la nature de cet objet ordinaire qui appartient au monde du travail, à celui des chantiers.
L’échelle customisée nous renvoie ici à la fois à une situation impossible et au désir. Elle annonce aussi sa propre disparition si la perforation, le gommage continue.

Un protocole associé indique qu’à chaque nouvelle exposition temporaire 92 trous seront faits. C’est le nombre de jours de réalisation de la première perforation à la mise en caisse pour la première exposition où elle a été présentée au printemps 2010.

« Depuis plusieurs années, je remets en jeu le statut du dessin en l’associant à des installations, des objets, pour évoquer sous formes de dérèglements notre environnement proche, loin de tout exotisme, ou pour questionner les systèmes de représentation et de communication.
Ces objets facilement identifiables et souvent issus du monde du travail, renvoient à divers comportements et à notre propre corps.
On retrouve cela dans la pièce intitulée « Tentative de modélisation d’un fantôme » où un fauteuil de jardin associé à une animation est en cours d’effacement par perforation.
Avec « Dentelle, Spitze, Lace » des motifs floraux et géométriques sont découpés à la limite de la stabilité dans des bouteilles de détergents de toutes sortes qui dialoguent avec un dessin animé.

Le dessin, la ligne peuvent être plus précisement évoqués avec « les frisbees », un ensemble de seaux de maçon noirs découpés en spirale produisant environ soixante dix métres de fil qui dessine dans l’espace le mouvement de frisbees dont la forme est évoquée avec le fond du seau .
Quels que soient les supports, tous ces projets se développent dans un va et vient entre des régles définies et des pertes de contrôle programmées ou non. »

Extrait entretien avec Paul Sasse (2010)

Le site

>> Le Musée de la dentelle

L’artiste

>> Jean-Jacques Dumont

LA VILLE

>> Caudry

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