Matali Crasset

Matali Crasset (1965, Chalons-en-Champagne) a passé son enfance avec ses parents agriculteurs, sa sœur jumelle et ses deux frères à Normée, un petit village de la Marne, dans une ferme où le travail et la vie quotidienne étaient intimement liés.

Designer industriel de formation, elle est diplômée des Ateliers de l’École Nationale Supérieure de Création Industrielle (ENSCI) en 1991, elle se souvient d’une formidable période de boulimie de savoir, d’un lieu où tout pouvait s’inventer.
En 1992, elle expose son projet de fin de diplôme, « la trilogie domestique » trois diffuseurs de chaleur – de rumeur et d’intimité -, de lumière – d’images et de mémoire – et d’eau – de senteurs et de remous-, à la Triennale de Milan. Elle y rencontre Denis Santachiara avec qui elle collabore pendant un an sur des projets d’architecture, de design et d’exposition. L’expérience scelle leur amitié.

De retour à Paris, elle envoie trois lettres dont une à Philippe Starck, pour voir… Coup de chance, il recrute à cette période. Cinq années de collaboration de 1993 à 1997 s’enchaînent. Quand Starck est nommé directeur artistique de Thomson Multimedia, matali devient l’interface du studio au sein de l’entreprise puis responsable du design center, le Tim Thom. Une période de pur plaisir auprès d’un Starck disponible et curieux.

Parallèlement, elle développe une réflexion sur la notion de rites domestiques – objets et mobiliers – et urbains. En 1998, elle crée sa propre structure. A l’image d’un de ses objets emblématiques, la colonne d’hospitalité « quand Jim monte à Paris », elle met en place une méthodologie propre dans laquelle elle questionne l’évidence des codes qui régissent notre vie quotidienne pour mieux s’en
affranchir et expérimenter. Elle développe ainsi des nouvelles typologies articulées autour de principes tels que la modularité, l’appropriation, la flexibilité, le réseau. Son travail, qui s’est imposé à partir des années 90 comme le refus de la forme pure, se conçoit comme une recherche en mouvement, faite d’hypothèses plus que de principes.
Ses réalisations l’ont ainsi amenée sur des terrains qu’elle ne soupçonnait pas, elle intervient dans des domaines aussi variés que la scénographie, le design industriel, le mobilier, l’architecture intérieure, le graphisme, de l’organisation d’exposition à la direction artistique. Elle participe à de nombreuses expositions à travers le monde et réalise la scénographie d’expositions et de salons. En 2001, elle réalise ses premiers projets d’architecture intérieure: sa maison studio à Belleville, puis l’Hôtel Hi à Nice (2003). Le pigeonnier Capsule de la Base de loisirs de Caudry réalisé dans le cadre
de l’action des nouveaux commanditaires de la Fondation de France est sa première micro-architecture.
En 2002, a lieu sa première rétrospective dans un musée, « matali crasset: un pas de côté 91/02 » au mu.dac de Lausanne, puis au Victoria & Albert Museum à Londres et au Grand Hornu en Belgique.

LE PROJET, le site, la ville

Domestic U.F.O.
à la Galerie de l’Ecole Supérieure d’Art et de Design de Valenciennes

www.matalicrasset.com
blog.matalicrasset.com

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